Les larmes de l’homme en blanc dans le froid de la salle Milad
Mim Mesl-e Musighi (M comme Musique) – Amirhossein Ghamkhar :
* Premier acte : Le deuxième volet de la série de quatre concerts d’hiver de Mazyar Fallahi consacrée aux chansons d’amour s’est ouvert sur un solo du violoniste virtuose Babak Imani, qui a pris la température de la salle et révélé toute l’énergie du public. « Ghorboon-e Mast-e Negahat » (Je donnerais ma vie pour ton regard enivré) a été la première chanson interprétée par Fallahi ce soir-là. Un peu de trac se lisait d’abord sur son visage et dans ses gestes, mais il a vite pris possession de la scène et surmonté sa nervosité. On peut affirmer sans hésiter que les fans de Mazyar Fallahi comptent parmi les plus fervents et les plus énergiques de la musique pop : ils ont repris en chœur chaque chanson, si fort que l’on entendait parfois à peine la voix de Fallahi.

* Deuxième acte : « Asheghooneh » (Romantique), « Matarsak » (L’Épouvantail) et « Aks-e Yadegari » (Photo souvenir) ont suivi. Mazyar Fallahi a prouvé qu’il savait canaliser l’enthousiasme des fans présents dans la salle. On l’a constaté à plusieurs reprises, et il n’a cessé de transmettre au public une belle énergie, rendant le concert toujours plus intense au fil des minutes. Dans cette partie du spectacle, comme lors de ses autres concerts, Davoud Jafari a émerveillé tout le monde par son talent et s’est attiré une ovation exceptionnelle !
* Troisième acte : « Kenar-e Sib o Razeghi » (Près de la pomme et du jasmin), « Ye Rooz Saafi Ye Rooz Abri » (Un jour clair, un jour nuageux) et « La’nat Be Man » (Maudit sois-je) figuraient aussi au programme. Ce qui a distingué ce concert, c’est que Fallahi a enchaîné les morceaux sans interruption, une initiative vraiment appréciable qui a ravi le public et évité les temps morts que laissent souvent les chanteurs entre deux chansons. Le décor de la soirée était lui aussi très réussi, et la tenue de Mazyar s’y accordait à merveille : tous deux évoquaient l’hiver et offraient à tous la beauté de la neige. Avant d’entrer dans la salle, le public avait reçu des CD contenant deux titres, « Leila » et la nouvelle chanson « Mehman-e Man Bash » (Sois mon invité). « Sois mon invité » a été interprétée pour la première fois ce soir-là par Mazyar Fallahi, accompagné de Mohammadreza Alimardani (le « prodige du doublage »), et a enthousiasmé la salle.
* Dernier acte : « Roya-ye Vagheii » (Un vrai rêve), « Delam Beshkane Harfi Nist » (Si mon cœur se brise, tant pis), « Khoshbakhti » (Le Bonheur), « Baraye Baran » (Pour Baran) et « Ghalb-e Yakhi » (Cœur de glace), réclamée à maintes reprises depuis le début du concert, ont également été interprétées. Milad Nodast s’est offert un solo de quelques instants, démontrant à tous son talent de guitariste.
. . . Puis est venu le tour de « Leila », accueillie avec un enthousiasme exceptionnel. Temps fort : le clip réalisé pour cette chanson, dont la projection dans la salle a créé une atmosphère indescriptible. Pendant quelques instants, les yeux de Mazyar Fallahi se sont embués et il a partagé sa douce émotion avec le public. « Doroogheh » (C’est un mensonge) a clos en beauté la première soirée des concerts d’hiver de Mazyar Fallahi. Invités spéciaux de la soirée : Shabnam Gholikhani, Yaha Kashani, Arsalan Ghasemi et Bardia Fallahi (le frère cadet de Mazyar Fallahi, venu d’Australie pour ce concert).
L’orchestre qui assurait la musique de la soirée réunissait Ashoor Moradian (batterie), Milad Jowzi (basse), Milad Nodast (guitare classique), Babak Imani (violon), Aiman Khorasani Rad (guitare électrique), Navid Eskandar (claviers et piano) et Davoud Jafari (accordéon) !
Enfin, je tiens à remercier MM. Mohammad et Mojtaba Hatampour, dirigeants de la société Avay-e Forouhar, M. Esfandiari, directeur exécutif, et M. Milad Hosseini, responsable des relations publiques d’Avay-e Forouhar, qui nous ont aidés, moi, Amirhossein Ghamkhar, et ma chère amie et collègue Asal Keshvadi, à préparer ce compte rendu dans les meilleures conditions !