Music-e Pars – Paria Heyrati : Le 19 janvier 2014, jour de la naissance du Prophète Mahomet, Mazyar Fallahi est monté sur la scène de la salle Milad du parc des expositions internationales de Téhéran.
Cinq minutes à peine après l’ouverture des portes, la salle n’avait déjà plus une place libre, remplie de spectateurs bien décidés à vivre une belle soirée inoubliable. En entrant, le regard était d’abord attiré par la scène enneigée, conçue comme un parc avec de nombreux arbres couverts de neige,des bancs et de hauts lampadaires.
Un clip de présentation d’“Avaye Forouhar” a été projeté, puis les musiciens de Mazyar Fallahi, tout de noir vêtus, sont entrés en scène tandis que la chanson « Pour ton regard enivrant » (Ghorboon-e Mast-e Negahat) était chantée depuis les coulisses. À l’entrée de Mazyar, tout de blanc vêtu, la neige s’est mise à tomber sur la scène, complétant ce décor hivernal.
Le premier solo de la soirée est revenu à « Davood Jafari », dont l’accordéon a, comme toujours, été chaleureusement applaudi. Mazyar est revenu sur scène pour interpréter successivement « Romantique » (Asheghooneh), « L’Épouvantail » (Matarsak) et « Photo souvenir » (Aks-e Yadegari), avant de laisser place au solo du guitariste du groupe, « Milad Nodast ».
Après « Le Majnoun de Leyli » (Majnoon-e Leyli) et « Un jour clair, un jour nuageux » (Ye Rooz Safi, Ye Rooz Abri), est venu « Maudit sois-je » (Lanat Be Man), que le public a chanté plus fort que Fallahi lui-même. « Je t’aime » (Toro Doost Daram) a suivi. Puis place à la surprise : le nouveau titre de Fallahi, « Sois mon invité » (Mehmoon-e Man Bash), interprété en duo avec « Mohammadreza Alimardani », que Mazyar a présenté comme le génie du doublage iranien.
Au claquement des baguettes d’« Ashoor Moradian », ce fut le tour de « Rêve réel » (Royaye Vagheyi). À la fin du morceau, Mazyar a demandé au public de le reprendre, et toute la salle s’est mise à chanter. Le solo suivant est revenu à « Siamak Panahi », le percussionniste qui vient de rejoindre le groupe.
« Rien à redire » (Harfi Nist) a lui aussi été repris en chœur par le public, puis le violoniste « Babak Imani » a offert son solo. « Bonheur » (Khoshbakhti), « Pour Baran » (Baraye Baran), « Cœur de glace » (Ghalb-e Yakhi), « Instants » (Lahzeha), « Père » (Pedar), « Dernier souffle » (Akharin Nafas) et « Dame de mes rêves » (Banooye Khiyal) se sont enchaînés, avant « Leila », que Mazyar a dédiée à toutes les Leila de ce pays. Précisons que le clip réalisé pour ce titre était remarquable et traduisait parfaitement le sens de la chanson. Enfin, comme à chaque concert de Mazyar, « C’est un mensonge » (Dorooghe) a clôturé la soirée.
« Ayman Khorasani Rad » à la guitare électrique, « Milad Jowzi » à la basse et « Navid Eskandar » aux claviers complétaient la formation.